Le président syrien Ahmed al-Charaa se trouve à Washington. Il est arrivé ce lundi 10 novembre pour une visite officielle très importante.
Nouvelle coopération en vue entre les deux pays
C’est un moment historique pour la diplomatie. Aucun dirigeant syrien n’était venu aux États-Unis depuis l’année 1946. Al-Charaa, ancien djihadiste, détenu par l’armée américaine en Irak rencontre le président Donald Trump à la Maison-Blanche. En effet, la Syrie et les États-Unis souhaitent devenir des alliés stratégiques. Vendredi dernier, les États-Unis ont enlevé al-Charaa de leur liste des personnes terroristes. Ces actions ouvrent la voie à une nouvelle coopération entre les deux pays. Les États-Unis considèrent maintenant Ahmed al-Charaa comme un partenaire fiable. Le dirigeant syrien cherche désormais la reconnaissance de la communauté internationale. Il veut aussi effacer l’héritage de la guerre civile. Cette visite valide donc la légitimité du nouveau pouvoir syrien sur la scène internationale.
Une visite à enjeu économique
Au delà de tout ça, l’enjeu principal de la visite est économique et sécuritaire. La Syrie a besoin de beaucoup d’argent pour sa reconstruction. Les destructions des années de guerre se chiffrent en milliards de dollars. al-Charaa souhaite donc l’aide des États-Unis et le déblocage de ces fonds essentiels. Il espère aussi l’abrogation totale et permanente des sanctions passées contre son pays. Pour leur part, les États-Unis ont des objectifs stratégiques clairs. Le président Trump veut que Damas participe aux accords d’Abraham. Ces accords visent à établir la paix entre Israël et les pays arabes. Washington pense aussi installer une base militaire près de Damas. Cette base servirait à coordonner l’aide humanitaire et à surveiller la stabilité de la zone.
Pour rappel, al-Charaa a pris le pouvoir en décembre 2024. Son groupe avait mis fin au régime de Bachar al-Assad après plus de treize années de guerre civile. Cette nouvelle étape marque donc la fin de l’isolement de la Syrie sur la scène mondiale. Les experts parlent d’une complète mutation politique du nouveau pouvoir syrien.
