L’Éthiopie fait face à une urgence sanitaire grave. Le pays a confirmé pour la première fois une épidémie provoquée par le virus de Marburg. Cette maladie est très dangereuse. Elle se propage dans la région sud du pays près de la ville de Jinka. Les autorités de la santé ont lancé une alerte maximale. Plusieurs cas suspects de fièvre hémorragique ont été signalés.
Les analyses en laboratoire ont ensuite confirmé la présence du virus chez au moins un patient. Malheureusement, la situation est très sérieuse. Sur huit personnes hospitalisées pour cette maladie, six sont décédées. Parmi les victimes, il y avait un médecin et une infirmière qui soignaient les malades. Le virus de Marburg appartient à la même famille que le virus Ebola. Ces virus sont appelés Filovirus. Ils sont connus pour causer des fièvres hémorragiques avec un taux de mortalité très élevé. Les scientifiques pensent que la source du virus est la chauve-souris frugivore. C’est pourquoi les autorités demandent à la population d’être extrêmement prudente et d’éviter le contact avec ces animaux.
La transmission du virus et ses dangers
Le virus de Marburg présente un danger majeur pour la santé publique. En effet, la période entre l’exposition et l’apparition des premiers symptômes est courte. Elle dure généralement de trois à sept jours. Les premiers signes sont souvent brutaux. La personne infectée ressent une fièvre très forte et des maux de tête intenses. De plus, des douleurs musculaires sévères apparaissent fréquemment. Ensuite, l’état du patient s’aggrave rapidement. Une diarrhée aqueuse forte et des douleurs abdominales surviennent dès les premiers jours. Par la suite, des vomissements et une fatigue extrême apparaissent. La maladie devient mortelle lorsque les manifestations hémorragiques commencent. Celles-ci se déclenchent vers la première semaine. La mort arrive généralement par déshydratation ou hémorragie interne.
Le taux de mortalité de cette maladie est très élevé. Il varie entre 23 % et 90 % selon les épidémies. La transmission entre les humains se fait par contact direct. Elle passe par le sang et tous les liquides corporels d’une personne malade. Cela inclut la salive, le vomi, l’urine et le sperme. C’est pourquoi les autorités sanitaires ont immédiatement mis en place un protocole d’urgence. Le ministère de la Santé a souligné l’urgence. Un représentant a déclaré : « Nous déployons toutes nos ressources, car nous devons contenir cette menace le plus vite possible pour protéger la population. »
Les mesures prises pour bloquer l’épidémie
Face à cette menace, l’Éthiopie a pris des mesures immédiates. Le gouvernement a déclaré une alerte sanitaire maximale dans le sud du pays. D’abord, des équipes d’intervention rapide ont été déployées dans les zones touchées. Ces équipes travaillent pour identifier toutes les personnes qui ont été en contact avec les malades. Ensuite, elles assurent le suivi médical de ces personnes pour vérifier l’apparition de symptômes. Par ailleurs, la surveillance des cas de fièvre est renforcée dans toute la région. L’objectif principal est de couper la chaîne de transmission du virus.
La formation du personnel soignant est également cruciale. Les médecins et les infirmiers doivent apprendre à utiliser les équipements de protection pour éviter d’être infectés. Il est essentiel que les protocoles d’isolement des patients soient respectés très strictement. La population joue un rôle déterminant dans cette lutte. Elle doit respecter les consignes d’hygiène et éviter tout contact avec les chauves-souris. Les autorités demandent à la population de ne pas manipuler la viande d’animaux sauvages. En conclusion, la mobilisation rapide des autorités nationales et internationales comme l’OMS est essentielle pour contrôler cette première épidémie de virus de Marburg en Éthiopie.
Image à la une: © Loïc Déquier/Sud Ouest
