Une nouvelle étude très sérieuse menée par un grand groupe de chercheurs vient confirmer l’intérêt du vaccin contre le cancer du col de l’utérus. Ces travaux scientifiques démontrent que la vaccination serait un outil de prévention très efficace.
La science confirme l’efficacité du vaccin contre le papillomavirus
Le cancer du col de l’utérus est un problème de santé majeur dans le monde. La cause principale de ce cancer est l’infection par le papillomavirus humain, que l’on appelle aussi HPV. Ce virus est très contagieux et il se transmet par voie sexuelle. Récemment, un grand groupe de chercheurs internationaux a examiné beaucoup de données sur le sujet. Cette nouvelle étude fait référence pour les médecins. Elle apporte une preuve très claire de l’efficacité du vaccin contre ce virus. En effet, les chiffres montrent que la vaccination protège énormément les jeunes gens. Les scientifiques de l’organisme Cochrane ont donc conclu ce lundi, après une vaste étude menée en France, que la vaccination anti-HPV « réduit probablement de 80 % l’incidence du cancer du col de l’utérus chez les personnes qui ont été vaccinées à 16 ans ou auparavant ».
Cette réduction est très importante pour la santé publique à en croire le résultat des études. Par conséquent, il est essentiel que la vaccination soit faite au bon âge pour avoir le meilleur effet. C’est la raison pour laquelle les autorités de santé recommandent le vaccin pour les filles et les garçons dès l’âge de onze ans. De plus, la vaccination est un geste sûr. Les études réalisées depuis des années confirment que ce vaccin ne présente pas de danger pour la santé. Il est bien toléré par l’organisme. Ainsi, la science apporte toutes les preuves pour encourager ce geste de prévention essentiel pour les générations futures.
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La nécessité d’augmenter la couverture vaccinale en France
L’efficacité du vaccin est donc prouvée, mais il existe encore un problème. En France, le taux de jeunes vaccinés reste trop faible. Il est bien inférieur à celui de pays comme l’Australie où le cancer du col est presque éliminé. La couverture vaccinale chez les jeunes filles est en progression constante. Mais elle n’est pas suffisante pour assurer une protection collective complète. Il est donc nécessaire de sensibiliser plus de monde à ce sujet. De plus, la vaccination des garçons est une étape très importante. Elle permet de réduire la circulation du virus HPV dans la population. Par conséquent, la protection des filles est également augmentée.
Les autorités de santé insistent sur la complémentarité des actions. Le dépistage du cancer du col de l’utérus reste indispensable pour toutes les femmes entre vingt-cinq ans et soixante-cinq ans. C’est le fameux frottis qui permet de détecter les lésions précancéreuses avant qu’elles ne deviennent un cancer. Ainsi, la vaccination et le dépistage sont les deux outils pour lutter contre cette maladie.
Image à la une : Laboratoire du Dr Essa
