Une nouvelle rumeur circule beaucoup dans le monde de l’automobile et elle concerne directement les propriétaires de véhicules électriques. Le gouvernement français penserait instaurer une taxe pour ces voitures qui jusqu’à présent étaient en partie favorisées. Cette réflexion est liée à une baisse importante des recettes de l’État. En effet, plus il y a de voitures électriques sur les routes, moins les gens achètent d’essence et de gasoil. Par conséquent, l’État perd des milliards d’euros chaque année. Le ministère de l’Économie chercherait maintenant des solutions pour compenser ce manque de revenus. C’est la raison principale pour laquelle les véhicules électriques pourraient devoir participer, eux aussi, aux finances du pays.
Comment compenser la baisse des recettes fiscales
Le ministère de l’Économie étudierait, selon plusieurs experts, des idées simples pour faire payer les conducteurs de voitures électriques. D’abord, la solution la plus directe serait de mettre une taxe sur l’électricité utilisée pour charger ces véhicules. Les compteurs Linky ont été spécialement conçus pour reconnaître lorsqu’une voiture est branchée à la maison. Il serait donc facile d’appliquer une taxe sur cette électricité consommée par les particuliers. De la même façon, sur les bornes de recharge publiques, il est très simple d’appliquer une taxe sur l’électricité utilisée à cet endroit. Deuxièmement, l’État pourrait choisir d’instaurer une taxe basée sur le nombre de kilomètres parcourus par la voiture. Pour le moment, aucune décision définitive n’a été prise sur la méthode à privilégier.
Cependant, le besoin de trouver de l’argent est réel, car le nombre de voitures thermiques diminue de jour en jour et la part des véhicules électriques augmente très vite. Ces modèles représentent déjà environ 19,5 % des nouvelles immatriculations en 2025. Cette situation pose un problème de cohérence pour l’État français. D’un côté, les pouvoirs publics donnent une aide financière ou un bonus pour encourager l’achat d’un véhicule électrique. Mais de l’autre, l’État prévoit déjà de taxer les modèles électriques les plus lourds à partir de l’été prochain. Les voitures électriques de plus de 2,1 tonnes pourraient être ainsi mises à contribution.
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L’Europe montre déjà la voie de la fiscalité au kilomètre
L’idée de faire payer les véhicules électriques pour l’utilisation des routes n’est pas nouvelle en Europe et dans le monde. La semaine dernière par exemple, une proposition très concrète a été présentée au Royaume-Uni. Rachel Reeves, la ministre anglaise des Finances, a annoncé devant le Parlement un projet de budget très clair. « Nous allons mettre en place une taxe sur les véhicules électriques et hybrides rechargeables de l’ordre de trois pence par kilomètre », a-t-elle déclaré. Trois pence représentent approximativement 3,5 centimes d’euro. Cette nouvelle contribution est prévue pour commencer au Royaume-Uni en 2028. La ministre a expliqué que cette mesure permettrait de rapporter près de 2 milliards de livres sterling au pays.
Il faut savoir que d’autres pays ont déjà fait ce choix. Les habitants de la Nouvelle-Zélande payaient déjà une taxe de ce type. Ils contribuent ainsi à l’entretien des itinéraires en fonction de la distance qu’ils parcourent. Si la France choisissait la solution de la taxe au kilomètre, cela nécessiterait un système de contrôle. Il faudrait installer un appareil de suivi dans les véhicules électriques, un peu comme le système déjà présent dans les camions. Cet appareil permet de mesurer très précisément la distance parcourue. Même si l’Union européenne doit revoir sa décision sur la fin des moteurs thermiques le premier janvier 2035, la transition vers l’électrique continue d’accélérer.
